Vous êtes étudiant (dès la 2ème année) et vous avez besoin d'un coup de pouce durant vos études ?
Bénéficiez d’une allocation mensuelle de 1 200 euros pour soutenir les territoires où l’offre de soins est insuffisante.
En réponse à l'inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire et afin de garantir un meilleur accès aux soins de la population, la loi dite « HPST » de 2009 a instauré le contrat d'engagement de service public (CESP) pour les étudiants et internes de médecine. Le dispositif CESP destiné à l’origine aux étudiants de médecine, a été étendu en 2012 aux étudiants en odontologie.
En contrepartie de l'allocation mensuelle qui leur est versée les signataires s'engagent à exercer leurs fonctions, à compter de la fin de leur formation dans des zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l'accès aux soins.
La loi du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et la transformation du système de santé rénove le cadre juridique du CESP, et étend le bénéfice de ce contrat aux praticiens à diplôme hors Union Européenne (PADHUE). Cette loi est complétée du décret n° 2020-268 du 17 mars 2020 qui insère de nouvelles dispositions réglementaires au Code de l'éducation applicables aux signataires rentrés dans le dispositif à compter de la rentrée universitaire 2019-2020.
Par suite, c'est la loi du 27 décembre 2023 visant à améliorer l'accès aux soins par l'engagement territorial des professionnels (Loi Valletoux) qui est venu étendre le CESP aux étudiants en pharmacie et en maïeutique. Le décret n° 2026-4 du 5 janvier 2026 relatif au contrat d'engagement de service public est venu compléter cette loi en venant préciser les nouvelles conditions d'application du CESP en modifiant le code de l'éducation.
A compter du 16 janvier 2026, les étudiants pouvant candidater au CESP sont :
- Les étudiants, à partir de la deuxième année du premier cycle des études de médecine, d'odontologie, de maïeutique et pharmacie (sauf pharmacie industrielle)
- Les praticiens à diplôme hors Union Européenne (PADHUE)
- Chaque UFR dispose d’un quota annuel de contrats fixé par arrêté et organise, dans ce cadre, un appel à candidatures en début d’année universitaire en lien avec l'ARS
- Le postulant doit déposer son dossier de candidature (lettre de motivation, projet professionnel) en novembre sur une plateforme mise en ligne par l'Agence de Services et de Paiement (ASP) Portail Utilisateurs - Accueil CESP
- Le dossier est examiné par une commission qui se tient en janvier de l'année suivante réunissant les représentants : Faculté, ARS, CDOM, URPS, CHU, représentants des étudiants et internes.
Le projet présenté par le signataire lors du dépôt de candidature conditionne son entrée dans le dispositif du CESP et détermine le déroulement de son engagement.
Le projet professionnel peut-il évoluer ?
- Si l'évolution du projet concerne la spécialité choisie ou envisagée, le signataire doit se rapprocher du référent CESP de l’ARS dont il dépend afin de s’assurer que cette évolution répond aux besoins de la région.
- Si l'évolution du projet concerne la région d’exercice souhaitée, le signataire doit se rapprocher des référents CESP respectifs de l’ARS dont il dépend et de l’ARS où il souhaiterait s’installer, afin de s’assurer que cette évolution répond aux besoins de la région d’exercice.
Il s'agit :
- d'une somme brute et imposable,
- versée chaque mois par une autorité administrative Nationale
- jusqu'à l'obtention du diplôme d'Etat.
Le versement débute au 1er octobre de l’année universitaire pour les étudiants de 1er et 2e cycle et au 1er novembre pour les étudiants de 3e cycle (internes)
Le versement de l’allocation peut-il être suspendu pendant les études ?
Oui, dans 2 cas :
- Certains congés (maternité/paternité, adoption, maladie, mise en disponibilité pour maladie du conjoint, pour convenances personnelles…) peuvent donner droit à la suspension de l’allocation (minimum un mois) et donc du calcul de la durée d’engagement. Le bénéficiaire doit adresser une demande de suspension temporaire au directeur général de l'ASP, justificatifs à l’appui.
- un étudiant ayant signé un CESP pendant le 1er ou le 2ème cycle peut demander la suspension de l’allocation pendant son 3ème cycle. Il doit adresser une demande au directeur général de l'ASP dans les 30 jours qui suivent le 1er jour de sa prise de fonctions d’interne. Cette suspension prend effet au 1er janvier qui suit sa prise de fonctions d’interne et court jusqu’à son installation ou sa prise de fonctions.
Le redoublement n’est pas un motif de suspension de versement.
L'allocation est-elle cumulable avec d'autres bourses ou aides ?
Cela dépend :
- avec des dispositifs d’aides éligibles sur critères sociaux (bourses, accès à un logement universitaire, aide au logement...), l'allocation du CESP peut être un obstacle à ce cumul
- Depuis le décret du 5 janvier 2026, « Le contrat d'engagement de service public ne peut être cumulé avec aucun autre contrat de même nature conclu, notamment, avec un établissement de santé, un établissement médico-social ou une collectivité territoriale. »
- La durée de l’engagement est égale à celle correspondant au versement de l'allocation et ne peut être inférieure à 2 ans.
- Le signataire doit exercer ses fonctions dans les lieux d'exercice situés dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou des difficultés dans l'accès aux soins (territoire fragile) pour une durée égale à celle pendant laquelle lui aura été versée l'allocation mensuelle.
Consulter les territoires concernés par le CESP
A quel moment démarre l'engagement ?
1. En principe : l’exercice - et donc la période d’engagement – débute à compter de la validation du diplôme d’Etat de sage-femme. Le versement de l’allocation cesse et l’exercice professionnel est considéré comme débutant à la date d’obtention du diplôme.
Les remplacements effectués avant et après le Diplôme d'Etat de Sages-femmes ne peuvent être comptabilisés dans l’engagement.
2. Possibilité de report : le directeur général de l’ARS peut accorder au signataire du CESP un report à son installation ou à sa prise de fonction dans la région choisie. Cette dérogation est accordée sur avis motivé du directeur de l’UFR, lorsque le report est justifié par le projet professionnel ou universitaire du demandeur.
Durant cette période, le bénéficiaire du contrat continue de percevoir l’allocation et l’engagement est prolongé d’autant.
L'engagement peut-il être suspendu de façon temporaire ?
Oui, en vue de la réalisation d’un projet professionnel (ex. missions humanitaires). Le bénéficiaire doit adresser sa demande au directeur général de l’ARS de la région dans laquelle il réalise son engagement, le cas échéant après accord de son employeur.
La durée de suspension est de 1 mois minimum et 1 an maximum.
L'engagement peut-il être rompu ?
Oui. Le signataire qui souhaite résilier son contrat doit adresser à l'ASP une lettre recommandée avec accusé de réception. La résiliation prend effet à la date mentionnée sur la lettre.
L’indemnité prévue en cas de rupture est composée de la somme des allocations nettes perçues au titre du contrat, majorée d’une pénalité :
- Avant l’obtention du diplôme, cette pénalité s’élève à 200 euros par mois de perception de l’allocation et ne peut être inférieure à 6 000 euros.
- Après l’obtention du diplôme, cette pénalité s’élève à 20 000 euros.
- Pour les professionnels en exercice, l’indemnité est calculée de manière dégressive en fonction de la durée d’engagement et du temps d’exercice écoulé à la date à laquelle le signataire a rompu son contrat.
Les possibilités d’échelonner les sommes dues doivent être examinées au cas par cas avec l'ASP.
Le signataire doit exercer ses fonctions dans les zones "très sous-dotées" ou "sous dotées" identifiées par les agences régionales de santé dans le cadre du zonage "sage-femme".
Lorsque les ARS redéfinissent leur zonage, des lieux considérés auparavant comme prioritaires peuvent ne plus l’être. Cette redéfinition n’oblige néanmoins pas un professionnel déjà installé dans l’une de ces anciennes zones prioritaires à procéder à un changement d’installation dans une zone prioritaire.
Toutefois, si le professionnel décide volontairement de quitter son lieu d’exercice (prioritaire ou anciennement prioritaire), il a l’obligation de s’installer jusqu’à la fin de son engagement dans une zone très sous-dotée ou sous-dotée.
Enfin, l’étudiant conserve sa liberté d’installation et peut changer de lieu d’exercice pendant son rendu d’engagement. Toutefois, il doit s’installer dans une autre zone sous-dense :
- s’il souhaite rester dans sa région d’exercice, il lui suffit de solliciter le directeur général de l’ARS de la région dans laquelle il exerce
- s’il souhaite changer de région, il lui faut solliciter le directeur de l'ASP après avis du directeur général de l’ARS de la région dans laquelle il exerce et du directeur général de l’ARS de la région dans laquelle il souhaite s’installer.
Le CESP peut effectuer son engagement :
- à titre libéral, avec l’obligation de pratiquer les tarifs conventionnés durant l’engagement de service public,
- à titre salarial
dans le cadre d'une activité mixte
L’étudiant pourra faire du temps partiel ou du temps complet ; Le temps partiel va seulement repousser la durée d’engagement.
L’activité de soins ne peut pas être exercée au sein d'un centre hospitalier universitaire, sauf dérogation accordée par le directeur général de l’ARS au vu des besoins en offre de soins.
L'agence régionale de santé (ARS)
Elle propose un accompagnement individualisé tout au long des études du signataire, particulièrement lors des dernières années de formation précédant l'obtention du diplôme d'État afin d'ajuster au mieux ses souhaits aux besoins de la région, et de préparer sa future installation.
Pour l'ARS Bourgogne Franche-Comté, vous pouvez contacter Cécile AÏT SALAH, référente installation, par mail (bfc@guichet-unique.sante.fr)
L'Agence de Services et de Paiement (ASP) remplace le Centre National de Gestion (CNG) début 2026 pour tous les signataires
C'est avec l'ASP que le candidat retenu signe son contrat d'engagement. L'allocation est versée par l'ASP qui assure également le suivi du contrat tout au long des études (suspensions, calcul de l'engagement) puis de la période d'engagement.
Portail Utilisateurs - Accueil CESP
