Création de postes d'assistants spécialistes à temps partagé entre structure ambulatoire et établissement de santé

Le ministère de la santé, dans le cadre de la déclinaison du plan d’accès aux soins, lance en 2018, la possibilité de créer des postes d’assistants spécialistes à temps partagé entre structures ambulatoires et établissements de santé, ceci afin de renforcer l’accès territorial aux soins (instruction jointe).

 

Ce dispositif vise à permettre à de jeunes médecins de développer un exercice mixte, partagé durant 2 ans entre une structure hospitalière et une structure ambulatoire (centre de santé, maison de santé pluridisciplinaire, cabinet libéral notamment). Cela vise à leur permettre, alors qu’ils débutent leur carrière, d’appréhender les diverses formes d’exercice, sous un angle différent de celui connu au cours de leurs études et dans un cadre sécurisant, d’encourager leur installation et de renforcer le lien ville-hôpital.

 

En Bourgogne Franche-Comté, 6 postes sont alloués. La prise de fonction est prévue pour novembre 2018 mais elle pourra intervenir plus tard en fonction des contraintes éventuelles tant personnelles qu’organisationnelles.

 

Les jeunes médecins intéressés peuvent être en priorité des médecins généralistes et des psychiatres. Ils seront affectés et rémunérés pour la totalité de leur temps de travail dans un centre hospitalier, l’exercice au sein de la structure ambulatoire, à hauteur de 50% minimum, sera réalisé sous la forme de consultations avancées ; le circuit de facturation est le même que celui mis en place pour les autres praticiens de l’établissement réalisant ce type d’activité.

 

Le projet dans lequel le jeune professionnel s’inscrira, entre l’établissement de santé et la structure ambulatoire, au sein d’une équipe et d’un territoire sera particulièrement important.

 

Une convention établie entre les parties concernées mettra en valeur le projet auquel l’assistant spécialiste participera et organisera les dimensions opérationnelles du partenariat.

 

Contrairement au dispositif entre les CH et les CHU, co-financé à hauteur de 66%, le co-financement apporté par l’ARS à ce dispositif est de 100% de la dotation allouée par le ministère sur une base de rémunération d’assistant spécialiste au 1er échelon, de l’indemnité d’engagement de service public exclusif et d’une partie de la prime d’exercice territorial. Cette dotation, ajoutée aux recettes liées aux consultations avancées, permettra à l’établissement de santé de financer d’éventuels investissements ou redevance à la structure ambulatoire (mise à disposition de locaux, matériels…).

 

L’ARS recueille les manifestations d’intérêt des CH, structures ambulatoires ou des internes pour le 15 octobre 2018. En fonction du nombre de postes pourvus suite à cette première communication, d’autres manifestations d’intérêt arrivant ultérieurement pourront éventuellement être examinées.

 

La candidature doit préciser la spécialité souhaitée du médecin et, le cas échéant, la structure partenaire identifiée ainsi que la répartition du temps de travail envisagée.

 

Afin de faciliter la montée en charge de ce nouveau dispositif, l’ARS communiquera aux partenaires concernés les manifestations d’intérêt individuelles d’établissements, structures ambulatoires ou des médecins.

 

S’agissant d’une première vague de recrutement, ce dispositif pourra être amené à évoluer pour tenir compte d’éventuelles modifications réglementaires et du retour d’expérience lié à cette 1ère vague.

 

Nous vous remercions d’adresser vos candidatures par mail à :

 

Celine.laurent@ars.sante.fr

 

Catherine.bretillon@ars.sante.fr